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Détournement de fonds: prison avec sursis pour deux représentants CGT du port de Marseille
information fournie par AFP 01/06/2026 à 11:32

Deux représentants CGT du Grand port maritime de Marseille ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis et trois années d'inéligibilité, reconnus coupable du détournement de plus de 260.000 euros alloués au comité d'entreprise ( AFP / BORIS HORVAT )

Deux représentants CGT du Grand port maritime de Marseille ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis et trois années d'inéligibilité, reconnus coupable du détournement de plus de 260.000 euros alloués au comité d'entreprise ( AFP / BORIS HORVAT )

Deux représentants CGT du Grand port maritime de Marseille ont été condamnés lundi à douze mois de prison avec sursis et trois années d'inéligibilité, reconnus coupable du détournement de plus de 260.000 euros alloués au comité d'entreprise entre 2014 et 2018.

Les deux syndicalistes, jugés par le tribunal correctionnel de Marseille pour "abus de confiance", ont également écopé d'une amende de 5.000 euros et 3.000 euros chacun.

Un des avocats des deux hommes, Philippe Vouland, a précisé à l'AFP qu'il n'y a pas d'exécution provisoire du jugement et qu'il allait faire appel.

Cela signifie que pour l'heure, Pascal Galéoté, secrétaire du Comité social et économique (CSE) depuis 2015, "n'est pas inéligible, ne paie pas les 5.000 euros, n'a pas son casier entaché, l'appel est suspensif", souligne Me Vouland.

La justice, alertée par un rapport de la Cour des comptes, reprochait à Pascal Galéoté et Bernard Cristalli, trésorier du CSE de 2014 à 2022, d'avoir indûment utilisé 264.833 euros de cette instance, dont les fonds sont destinés à financer des prestations à caractère culturel et social de l'ensemble des salariés.

Les deux hommes "ont ensemble réalisé les détournements en étant impliqués de manière similaire" selon le jugement. Le tribunal y voit "une atteinte à la démocratie sociale et à la confiance que la communauté des salariés peut avoir dans ses représentants."

D'après la justice, des "frais de restauration, d'alimentation, de transport, de bureautique et divers achats" auraient été détournés au profit "d'une réalité personnelle et syndicale".

Dans le détail: douze ordinateurs, quatorze téléphones portables, des tablettes, enceintes et écouteurs sans fil mais aussi ces 75 euros dans un bar à cocktail parisien tard la nuit, ou encore plus de 98.000 euros de frais dans des restaurants parfois hors de Marseille - "des journées de cohésion pour les élus du CSE", avait justifié un des mis en cause.

"On n'est pas dans une petite tricherie, on est dans un système organisé", estime Me Henri Labi, représentant du syndicat des cadres Spicpam, qui demandait à se constituer partie civile, rappelant que le budget attribué au CSE "a été détourné dans des sommes absolument considérables."

Il salue le "grand courage" du parquet qui a lancé les poursuites "alors qu'on sait que politiquement, il était peut-être plus prudent de fermer les yeux cette fois-ci."

"Là, maintenant, la balle est entre les mains de la direction" du port, dit-il à l'AFP, indiquant qu'elle ne s'était pas constituée partie civile. "Que faites-vous maintenant? Est-ce que vous continuez à fermer les yeux alors que le parquet a poursuivi?".

3 commentaires

  • 11:57

    M488 je pense que vous ne saisissez pas le fond de cet article. Il n’y a aucun enrichissement personnel mais plutôt un acharnement du syndicat des cadres et patronales. Surtout dans ces temps où tous les coups sont permis pour affaiblir les travailleurs français via les syndicats.


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